Tuesday, 17 November 2015

Bardages en bois d’Ingo Gabriel



De nos jours, le bardage en bois est largement plébiscité sur les façades des maisons, qu’il s’agisse de constructions neuves ou en rénovation. Cet engouement pour le bardage en bois ne s’explique pas seulement par son attrait esthétique bien que très souvent mis en avant, mais également par son intérêt économique et écologique. En effet, lorsqu’un bardage est réalisé dans les règles de l’art, il constitue une solution très intéressante à la fois d’un point de vue financier et environnemental. À travers cet ouvrage, l’auteur nous prodigue des conseils avisés sur tout ce qu’il faut connaître avant de se lancer dans la mise en œuvre de bardages en bois. Chaque chapitre est illustré de photos très réalistes qui rendent la lecture du livre particulièrement agréable.

Les différentes essences de résineux couramment utilisées pour réaliser un bardage y sont listées. Parmi les plus utilisées, nous retrouvons l’épicéa, le sapin, le pin, le douglas et le cèdre rouge. Il existe également un autre procédé qui consiste à modifier la structure du bois en le chauffant à haute température. Ce type de bardage en bois thermo-traité est de plus en plus utilisé pour les façades.

L’auteur mentionne également des critères importants à prendre en considération dans votre choix, parmi lesquels notamment la provenance du bois. Quelle que soit l’essence choisie, il est primordial d’utiliser un bois certifié (le label le plus connu étant le PEFC). Cela signifie que son origine est respectueuse de certains critères et vous garantit qu’il est à la fois éthique et durable.

La qualité du bois est également un élément primordial. Lorsqu’il s’agit de bardages extérieurs en bois, des normes strictes sont prévues dans chaque pays. Même le choix des lames débitées ne doit pas être effectué au hasard et de nombreux éléments à prendre en compte (tout ceci est très bien expliqué dans le chapitre consacré à la qualité du bois).

Le taux d’humidité du bois est déterminant si l’on veut obtenir un bardage de qualité qui va durer dans le temps et si l’on veut éviter tout risque de prolifération d’algues et de champignons.

Il existe également des règles à respecter concernant la largeur et l’épaisseur des lames ainsi que les profils, éléments qui ont également leur importance.

De plus, l’auteur donne de nombreux conseils sur la fixation des bardages, les supports pouvant être utilisés, ainsi que les différents types de bardage possibles et leur mode d’exécution.

Un chapitre entier est consacré au traitement du bardage en fonction du rendu souhaité. Il existe une multitude de solutions adaptées à chaque cas de figure (lasures, saturateurs, peintures), mais sachez qu’il est tout à fait possible de laisser le bois brut griser naturellement au fil du temps.

Cet ouvrage saura se rendre indispensable à tous ceux qui souhaitent connaître les différentes solutions apportées par le bardage et ainsi éviter les erreurs lors de sa mise en œuvre.

Wednesday, 2 September 2015

Le surf à la rencontre du bois et de l’art

Cela fait un moment maintenant que le blog Triton présente des personnes exceptionnelles que nous aimons appeler « maîtres artisans du bois ». L’une de nos dernières rencontres avec l’un de ces maîtres artisans nous a conduits chez Patrick Brunett à Kommetjie près du Cap en Afrique de Sud. Patrick est un amoureux de la mer et du surf, il a associé cela à sa passion du travail du bois et créé et fabrique à la main des planches de surf en bois creux. Nous avons rendu visite à Patrick pour en savoir plus à propos de son travail et ce qui le motive lors de cette démarche créative.


Si le travail de Patrick et son approche durable du travail vous intéressent et si vous souhaitez savoir comment vous inscrire à l’un de ses cours où vous pourrez fabriquer votre propre planche, rendez-vous sur son site Internet : www.burnettwoodsurfboards.co.za.

Friday, 22 May 2015

Dave la tronçonneuse


La plupart du temps, le travail du bois est centré sur des mesures délicates, des coupes  précises et du bois d’équerre, parfaitement séché et dont le travail est, dans une certaine mesure, prévisible. Le « maître artisan du bois » de la semaine est Dave Lucas, il travaille d’une manière bien différente.

Dave (dit Dave la tronçonneuse) crée des sculptures en bois d’un détail extraordinaire avec, comme son pseudonyme le suggère,  une gamme de tronçonneuses. Cette démarche très créative amène Dave à travailler en adaptant les méandres du bois pour réaliser des pièces spécialement conçues sur commande. Le jour du tournage, sous la pluie d’un petit coin du Sussex en Angleterre, nous avons été surpris de la vitesse à laquelle les formes émergent du bois. Il crée des détails si délicats avec un outil qui pour beaucoup est agressif et  intimidant. Dans ce petit film, Dave explique le processus, de la commission à la production, avec des techniques intéressantes en ce qui concerne les finitions  et la coloration au chalumeau.


Découvrez le travail de Dave, ainsi qu’un impressionnant time lapse sur ses sites internet www.lucascarvings.co.uk et woodlandcentre.co.uk. Si vous aussi vous souhaitez partager vos talents de « maître artisan du bois », ou faire découvrir ceux de quelqu’un d’autre, laissez un commentaire, nous pourrions faire découvrir votre travail au reste du monde.

Thursday, 14 May 2015

‘Le travail du bois pas à pas’ de Colin Eden-Eadon


Le travail du bois est un vaste domaine qui nécessite de solides connaissances de base.  Avant de se lancer dans une réalisation d’ébénisterie, il est souvent conseillé de lire des ouvrages spécialisés qui permettent d’acquérir les différentes techniques nécessaires à la mise en œuvre de son projet.

À travers  cet ouvrage, l’auteur transmet son savoir sur ces techniques en mettant l’accent sur les différents assemblages qu’il est possible de réaliser (il n’en existe pas moins d’une vingtaine). Chaque assemblage est détaillé sous forme de fiche qui répertorie les outils et matériels indispensables à sa réalisation. La réalisation pas à pas est parfaitement illustrée avec des photos très explicites, ce qui permet même aux novices de rapidement comprendre la technique.

De plus, afin de guider le lecteur dans son choix, l’auteur a synthétisé dans un tableau les différentes techniques d’assemblages ainsi que leurs avantages, inconvénients et utilisations. Choisir le bon assemblage est primordial car il conditionne la solidité et la longévité d’un meuble.

Ce guide pratique liste également les principaux outils à main ou électroportatifs nécessaires à la confection de meubles et autres objets en bois. De plus, l’utilisation de chaque outil est explicitée, là encore avec de nombreuses illustrations, et la partie sécurité est, elle aussi, abordée.

Enfin, les différentes essences de bois y sont détaillées en trois catégories : bois tendres, bois durs et placages. Leurs propriétés et utilisations sont listées afin de permettre au lecteur de choisir l’essence la plus appropriée à la réalisation de son projet.

Huit créations sont présentées à la fin de l’ouvrage (planche à découper, panier à linge, casier à bouteilles, bibliothèque…) : ce sont autant de projets originaux qui permettront au lecteur de s’exercer à la mise en œuvre des techniques détaillées par l’auteur.


Débutant, amateur averti ou expérimenté, chacun trouvera à travers cet ouvrage extrêmement précis de quoi enrichir sa culture sur le travail du bois.  

Monday, 23 March 2015

'Patine, Techniques & projets déco' de Sandrine Muller-Bohard


De nos jours, la protection de l’environnement est au cœur de nos préoccupations. Dans ce contexte, nous accordons de plus en plus d’importance au recyclage et la restauration de meubles anciens s’inscrit dans cette démarche. Nous apprécions également le fait de pouvoir créer des pièces originales empreintes de notre touche personnelle et qui rendent notre intérieur unique.

Ce livre nous emmène dans le monde de la patine et nous apprend comment relooker et mettre en valeur nos meubles chinés dans des brocantes ou retrouvés au fond d’un grenier. Il est destiné non seulement aux amateurs de patine avertis, mais aussi aux débutants qui souhaitent tout connaître sur cette technique.

 Les explications sont très simples et détaillent les différentes patines qu'il est possible d’utiliser pour rénover un vieux meuble ou un objet déco qui n’est plus vraiment tendance : le jus, la céruse, le glacis, la patine double et teinte bois… ainsi que les différentes couleurs à réaliser soi-même en procédant à des mélanges et en ajoutant des colorants ou pigments si besoin. Le nuancier de couleur est d’ailleurs fourni avec la composition de chaque teinte. Le matériel nécessaire est parfaitement détaillé : ce qui va être utilisé pour préparer le support (éponge abrasive, enduit de lissage, pâte à bois…), fabriquer la patine (peinture, pigments indispensables pour réaliser les glacis), protéger le support (cire à patiner, vernis protecteur…). Tous ces matériaux sont faciles à trouver et peu onéreux. Mais sachez que la peinture acrylique utilisée devra être de bonne qualité au risque d’obtenir un résultat de mauvaise facture.

 Les 25 réalisations présentées au fil de cet ouvrage appartiennent à trois univers bien distincts : le campagne chic (lit navigateur, coiffeuse de charme, commode gustavienne…), l’urban baroque (vaisselier, table basse…) et l’ethnique (bureau d’écolier, commode Bollywood…). Chacune d’elles est expliquée pas à pas et illustrée de magnifiques photos du projet une fois terminé. Pour chaque création, l’ensemble des fournitures nécessaires est également listé et la rubrique « les conseils de Sandrine » est bien utile si l’on veut réaliser une variante à ce qui est proposé.

La patine est une technique qui s’emploie le plus souvent sur des vieux meubles auxquels on souhaite donner une seconde vie, mais il est tout à fait possible de réaliser des patines sur des meubles neufs.

Grâce aux conseils prodigués par Sandrine tout au long de cet ouvrage, la technique de la patine n’aura plus de secrets pour vous.

Tuesday, 27 January 2015

Les Men’s Shed changent des vies

L’équipe Triton a récemment rendu visite au Camden Town Shed, occupant deux pièces du centre communautaire de Maiden Lane, au cœur de Londres.

Le Men’s Shed, l’atelier des hommes, a été fondé à l’origine pour lutter contre l’isolement rural ; cependant ce problème n’est pas réservé aux régions reculées. Au cœur des plus grandes villes, la perte des liens sociaux et l’isolement peuvent conduire à du stress émotionnel et des réactions physiques débilitantes, en particulier pour les personnes à la retraite. Heureusement, les Men’s Shed donnent l’opportunité de rencontrer des personnes et donnent le sentiment d’avoir un but, sans parler de la convivialité et de sérieux travaux de menuiserie !

 Un Men’s Shed offre bien plus qu’un refuge pour les plus isolés. La plupart disposent d’une large gamme d’outils et des locaux adaptés. De plus, il propose un espace de travail et l’accès à du matériel à en faire pâlir bien des ateliers. Pour beaucoup de membres, ce moment de rigolade et de travail avec les autres est le point d’orgue de la semaine. Lors de notre courte visite, nous avons rencontré des hommes et des femmes se soutenant les uns les autres, partageant leurs savoir-faire, des plaisanteries, leur joie de vie et leur passion pour la menuiserie. Aucun doute sur le fait que le mouvement Men’s Shed améliore la vie de ses membres – pourvu que cela dure encore longtemps !

Au Camden Town Shed, les membres sont encouragés à travailler sur leurs propres projets et à leur rythme pour fabriquer des pièces qui pourront être vendues lors des foires locales et lever des fonds pour financer l’atelier. Le principe de l’atelier est que les personnes ne parlent pas de leurs soucis face à face ; ils parlent côte à côte, tout en travaillant. Certains membres viennent partager leurs savoir-faire, d’autres viennent apprendre de ceux qu’ils rencontrent.

Voici l’histoire de quelques membres de Camden Town :

Terry 
Terry était menuisier de métier. Après son apprentissage à Londres, il quitta le Royaume-Uni en 1968 pour commencer une nouvelle vie en l’Australie grâce au système de migration subventionnée. Il poursuivit sa carrière de menuisier brillamment et au fil du temps, fut promu et quitta l’atelier pour le bureau des achats d’une entreprise d’ameublement et des ébénisteries.

En 2010, Terry retourna à Londres pour s’occuper de sa mère âgée. Avec sa famille restée en Australie, Terry voulut se faire de nouveaux amis et occuper son temps libre de manière productive. Il avait visité plusieurs Men’s Shed en Australie, et celui de Camdem Town était pour lui l’opportunité parfaite de raviver sa passion pour les projets pratiques. Grâce à son savoir-faire, Terry a vite été adopté et est devenu responsable de séance pour le Shed. Il peut maintenant aider d’autres membres à se familiariser avec de nombreux outils et machines. Mike Jenn, président de l’association UK Men’s Shed, nous a confié que « Terry peut souvent dire ce qui se passe juste en écoutant le bruit des machines. Il offre son aide seulement lorsque cela est nécessaire. »

Terry a un vrai talent pour concevoir et planifier des projets pour tout le groupe. Le Camden Town Shed a reçu des commandes d’associations locales comme, par exemple, une cuisine miniature pour l’aire de jeu du centre aéré. Dans le passé d’autres projets ont été réalisés, comme la conception de jouets en bois spécialement créés pour contribuer à l’éducation d’enfants autistes ; un château en bois avec des cibles à renverser pour le club de tir à l’arc ; et des chaises pliantes légères vendues pour lever des fonds pour le Shed. Nous espérons pouvoir publier certains de ces projets sur le blog de Triton très bientôt. Ces projets doivent être adaptables aux matériaux disponibles. Le Camden Town Shed dispose de fond limité et utilise, la plupart du temps, des matériaux de récupération et recyclés issus de dons et des bennes des chantiers de construction, à en juger par le résultat cela ne limite pas leur ingénuité ou la qualité des produits finis.

Ray

Ray vient à l’atelier depuis quelques mois dans le cadre de son programme de rétablissement. Jusqu’à il y a cinq ans, il poursuivait sa brillante carrière de dentiste. Un jour, il fut frappé par la foudre alors qu’il jouait au golf et plongea dans le coma. Ensuite, il commença une longue période de convalescence à l’hôpital. Maintenant qu’il est physiquement rétabli, Ray fait encore face à des problèmes de concentration et de mémoire à court terme. Initialement, il rejoignit le Camden Town Men’s Shed suite aux recommandations d’un travailleur social qui pensait que cela lui permettrait de sortir de la maison et de rencontrer de nouvelles personnes. Son engagement dans des tâches physiques et la nécessité de terminer des projets avec l’aide d’autres membres lui ont permis de gérer ces sessions sans l’aide de son accompagnateur et de gagner en indépendance. Lorsque nous avons rencontré Ray, il était en bonne voie sur un projet de tabouret !

Mick 
Mick a rejoint l’atelier, il y a un an. Il passait beaucoup de temps seul à la maison, en convalescence après un cancer. Son travailleur social lui recommanda d’essayer le Shed. Mick a passé sa vie sur les chantiers en tant que charpentier, installant des poudres et d’immenses structures en bois. Avec plus de temps devant lui, il était déterminé à saisir l’opportunité de pouvoir travailler sur des pièces plus fines, ce qu’il n’avait jamais essayé auparavant. L’atelier de Camden est ben équipé, cela a permis à Mick de s’essayer au tournage du bois, une habilité qu’il a étonnamment bien développée. Pour la plupart des pièces qu’il fabrique, il trouve son inspiration sur ses blogs et sites Internet favoris. Mick recommande www.WoodworkingforMereMortals.com , un site Internet comportant de nombreuses vidéos et plans pour réaliser des projets simples et pratiques.



Olive 
Nous avons rencontré Olive l’atelier de Camden un mercredi, la journée mixte au cours de laquelle les femmes sont invitées à se joindre aux hommes. Olive, une professeur d’anglais à la retraite, a commencé à s’intéresser à la menuiserie après avoir participé à un cours d’introduction ou tournage du bois. Depuis qu’elle est en retraite, la menuiserie est devenue son passe-temps préféré et Olive est en permanence en train de travailler sur des projets ou de développer de nouvelles idées. Le temps passé au Men’s Shed est important car il lui donne accès à des outils et des machines qu’elle n’a pas chez elle dans son petit atelier. En ce moment, elle travaille sur un projet d’extension de la taille de son lit en utilisant du bois de récupération. Nous avons demandé à Olive ce qu’elle appréciait le plus lors de ses journées au Shed. Elle a répondu que « c’est la compagnie et le peu d’agitation de la part des hommes. »



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Si vous êtes impliqué dans une association de menuiserie, faites-nous le savoir en laissant un commentaire ci-dessous. Nous vous rendrons peut-être visite!